Pourquoi il est nécessaire de communiquer en vidéo

Au début des années 2000, si on voulait consulter une vidéo sur Internet, il fallait au préalable la télécharger en local sur son ordinateur pour la lire ensuite via un logiciel de lecture vidéo comme Windows Media Player (sur PC) ou QuickTime (sur Mac). Les vitesses des connexions internet de l’époque ne permettaient pas de regarder la vidéo en streaming avec une qualité d’image satisfaisante.

Pour accélérer le téléchargement des fichiers, on était obligé d’utiliser des logiciels de partage de fichiers peer to peer Puis sont apparus en 2005 les plateformes de partage de vidéos Dailymotion et YouTube, qui ont profité à ce moment-là de l’explosion des connexions haut débit. Ces plateformes ont favorisé la consultation de vidéos en streaming en mettant à disposition un player vidéo web que l’on pouvait consulter directe-ment depuis un navigateur internet sans avoir à télécharger la vidéo.Quelques années après, Netflix qui proposait à l’origine la location de DVD par correspondance s’est aussi adapté à ce nouveau mode de consomma-tion en basculant son modèle d’abonnement sur la consultation de vidéos en streaming.

Les principales chaînes de télévision s’y sont également mises, M6 en tête, en proposant progressivement la possibilité de regarder leurs programmes en replay sur Internet.Dès lors, l’usage de la consultation de vidéos en strea-ming s’est démocratisé sur tous les navigateurs web.

les strories Facebook et Instagram

La possibilité d’intégrer un player vidéo YouTube, Dailymotion ou Vimeo sur une page web a permis à ces nouvelles plateformes d’émerger et à n’importe quel site web de proposer des vidéos à moindre frais. L’usage de services de partage de fichiers perdait de son intérêt par rapport à la consultation de vidéos en streaming.

En 2018, Google/YouTube, Netflix et Facebook représentaient en France plus de 40% de la consommation de bande passante de l’Internet fixe selon l’Arcep3. Nous verrons concrètement dans le chapitre5 comment votre entreprise peut aussi profiter de l’usage massif de YouTube pour créer un programme vidéo sur la plateforme.

Grâce au smartphone, l’usage de la vidéo s’est aussi développé sur mobile

Avec l’émergence des smartphones, des offres data quasi-illimitées des opéra-teurs mobile, il n’y avait plus d’obstacles à ce que la vidéo émerge aussi sur mobile. En 2018, plus de 50% des vidéos vues sur YouTube sont consultées depuis un mobile.

Au-delà de cet usage passif, le mobile a aussi permis de démocratiser la publication de vidéos auprès de vidéastes amateurs et professionnels, mais également de journalistes, grâce notamment au journalisme mobile (mobile journalism ou MoJo).

N’importe qui, avec un smartphone et un équipement léger (stabilisateur, micro-cravate), peut maintenant produire des vidéos de qualité professionnelle et les discuser en direct ou à la demande sur YouTube, Facebook, Instagram, Snapchat ou Twitter

Les réseaux sociaux ont imposé de nouveaux formats

Quand on pense «mobile», on pense aussi aux applications de réseaux sociaux comme Facebook, Snapchat et Instagram qui concentrent à elles seules plus de 20% du temps passé sur mobile selon Flurry Analytics4. Ces applications partagent le même business model publicitaire que YouTube, à savoir vendre votre «temps de cerveau disponible» aux marques.

En effet depuis 2014 ces applications, pour vous encourager à rester le plus longtemps possible sur leur plateforme, intègrent massivement des vidéos au sein de leurs contenus en signant notamment des partenariats avec des grands éditeurs média et en favorisant la découverte de vidéos natives au sein de leurs algorithmes de recommandations. Pour émerger, les éditeurs ont également dû prendre en compte les contraintes des plateformes: un format carré ou vertical et l’ajout de sous-titres sur Facebook pour que la vidéo soit comprise même sans son.

Si Snapchat a popularisé la vidéo verticale et le format story, sa mise à jour controversée de fin 2017, reléguant les stories de ses amis au second plan, a incité massivement les utilisateurs du réseau social à basculer sur Instagram. La migration s’est faite d’autant plus facilement qu’Instagram avait depuis un an emprunté le concept de story à Snapchat. C’est notamment pour cette raison que nous avons préféré dédier un article entier à Instagram plutôt qu’à Snapchat.

Instagram s’adresse en outre à tous les publics, alors que l’audience de Snapchat est plutôt féminine et se concentre chez les moins de 25ans. Ainsi, si votre cible est très jeune, il faudra plutôt privilégier la mise en avant de vos stories sur Snapchat.

Les conseils que nous vous donnons dans cette première partie et dans le chapitre dédié à Instagram pourront vous être utiles pour créer des stories sur l’une ou l’autre plateforme.Cette socialisation de la vidéo impose également aux créateurs de poster des vidéos qui suscitent de l’engagement. Vous devez en effet désormais intégrer dès la conception de votre format des interactions avec votre communauté. Si une vidéo n’est pas likée, partagée, commentée, jamais elle n’émergera sur ces plateformes.

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