Actualité home

On est bientôt dans l’ère du post-digital!

Qui aurait cru, il y a dix ans, qu’aujourd’hui, nous utiliserions quotidiennement autant d’apps sur nos smart-phones, que ceux-ci ne serviraient plus qu’accessoirement à téléphoner, que les réseaux sociaux allaient bouleverser autant notre vie personnelle, sociale, professionnelle, voire politique ? Qui aurait cru que la géolocalisation, le big data, la connexion des objets, les tablettes, la 4G, la télé-présence, le travail virtuel, feraient à ce point partie de la vie de tous les jours ?

Pourtant, toutes ces technologies et ces évolutions sociales étaient là depuis quelque temps déjà, certaines en gestation, d’autres en laboratoire, d’autres déjà disponibles mais encore coûteuses à l’usage ou encore de caractéristiques limitées ou peu conviviales. Certaines de ces forces n’étaient encore présentes que dans quelques milieux spécifiques, comme la Silicon Valley ou les campus d’étudiants. Facebook n’a pris son essor qu’à partir des campus, les essais précédents de réseaux sociaux étant arri-vés sur un terreau qui n’était pas prêt. Il aurait suffi d’un peu d’imagination pour prédire leurs implications et donc en faire un avantage compétitif pour les entreprises. Beaucoup se mordent les doigts aujourd’hui d’avoir été lentes à réagir, de n’avoir pas vu des opportunités que d’autres, entre-temps, ont saisies.

Les technologies et les évolutions sociales de 2030 sont déjà là pour la plupart. Il suffit de les regarder et d’en imaginer les implications. À l’ère du « post-digital » –c’est-à-dire la période à laquelle le digital sera devenu aussi normal que l’est aujourd’hui l’électricité –, d’autres bouleversements viendront d’horizons nouveaux.

Remettre (vraiment) l’humain au centre des préoccupations

À l’heure où tous les dirigeants d’entreprise se gargarisent de phrases souvent creuses comme « L’homme est la ressource la plus importante de l’entreprise » ou « Il faut remettre de l’humain au centre », etc., l’un des aspects les plus intéressants des tech-nologies et phénomènes sociaux décrits dans cette partie est que justement, elles permettent de remettre l’humain à sa juste place et d’offrir des moyens concrets de le faire.

L’intelligence artificielle appliquée

Le mot « intelligence artificielle » est né dans son acception moderne dans les années 1950. Le concept est encore plus ancien. On pourrait le faire remonter philosophiquement au mythe du Golem ou, dans la littérature, à Frankenstein. Le but de cet ouvrage n’est pas d’en faire l’historique : d’excellentes publications existent aujourd’hui sur le sujet.

L’intelligence artificielle est déjà entre les mains de tous, par exemple dans nos smartphones avec la reconnaissance de notre voix, elle est présente dans notre quotidien à travers les enceintes connectées ou la reconnaissance faciale utilisée par nos logiciels de photos. Les applications de cette technologie vont se retrouver dans tous les métiers et dans un très grand nombre d’événements de notre vie quotidienne.

Comme lors de l’arrivée de la roue, de la machine à vapeur ou de l’électricité, ou plus tard de l’informatique et de l’Internet, les domaines d’application possibles pour l’intelligence artificielle sont quasiment infinis. Cette révolution technologique est en quelque sorte une métarévolution car elle touche à l’organisation de la société, du travail, et finalement à la vie des hommes sous toutes ses formes.Toutefois, il ne faut pas confondre ses diverses formes et il faut voir ses limites.

L’IA est autre chose que le digital

L’IA s’appuie sur le digital et en particulier sur les données gigantesques qu’il a fournies jusque-là. Les mégadonnées (big data) permettent aux rêves des statisticiens, des algorithmiciens et plus généralement des experts en IA, de se matérialiser : avoir de très grands échantillons sur lesquels travailler en stock (la quantité de données accumulée) et en flux (le fleuve permanent des données qui coule à plein régime). Grâce à elles et aux instruments de l’AI, on peut : mesurer et positionner l’humain plus précisément (vos performances de santé par rapport à celles de vos pairs) ; prédire des événements à partir de signaux précurseurs (Google prédit l’évolution d’une épidémie à partir des requêtes sur son moteur de recherche) ; offrir des services totalement innovants (comme la reconnaissance vocale ou la reconnaissance des images) ; concevoir des programmes capables de jouer aux échecs ou au go et de battre des champions ; analyser aussi bien, voire mieux que des spécialistes, des radiographies, simuler des émotions pour des robots de compagnie pour les personnes âgées, etc. Les journaux abondent de ce que l’intelligence artificielle va apporter à nos vies

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *